mardi 16 février 2010

Une enfant trouvée à Burzet

Le 13/12/1736 "a ete enterree dans le cimetiere de l'Eglize de
BURZET une jeune fille agée denviron cinq a six ans a ce quelle
disoit et sappeloit Janette et se disoit de LAUSONNE et ne savoit
pas son surnom ny nommer ny son village ny ses parents elle etoit
estropiee des reims et avoit ete trouvee le long du chemin de
la coste de BURZET ont assisté a son enterrement Charles RANCEL 
Antoine MAZON dudit BURZET ill.
 
Source AD07 - Commune de BURZET - Registre 1725/1739 page 283
Relevé par Claude Teyssier

Mort subite à Palliers

L'an mille sept cent quarante trois et le septieme juillet a été enterré
au cimetiere de Burzet Jean François TYRANS de Pallier et est décédé le sixieme dud 
sans avoir reçu les sacrements de leglise a cause de mort subite procurée par le 
tonnere present Marc SEYTHE illit.
MASCLARY vicaire
 
Source : AD07 - Commune de BURZET - Registre 1740/1752 page 111
Relevé par Claude Teyssier 

lundi 15 février 2010

Mariage à Cros de Géorand - 1872


Mariage de ALLEMEND Louis et MOULIN Henriette à Cros de Géorand le 15 11 1872
L’an 1872, le 15 du mois de novembre à 2 heures du soir, par-devant nous soussigné Gilbert ROCHETTE, maire, officier de l’état civil de la commune du Cros de Géorand, canton de Montpezat, département de l’Ardèche, sont comparus publiquement et dans la maison commune :

1° ALLEMEND Louis, profession de cultivateur, né le 13 octobre 1845 au Cros de Géorand, domicilié au dit Cros, fils majeur légitime de feu Louis ALLEMEND, profession de cultivateur, domicilié au dit Cros et de AVOUAC Henriette, profession d’aucune, domiciliée au dit Cros. Le dit comparant ayant le consentement de son dit père étant décédé dans cette commune le 13 octobre 1864 ainsi qu’il résulte de son acte de décès que nous avons vérifié ; et sa dite mère se trouve incapable de manifester sa volonté pour cause d'imbécilité ainsi qu'il résulte du certificat délivré par M. Ceysson, docteur en médecine au Monastier (Haute Loire) et en outre n’ayant aïeul ni aïeule pour représenter ses père et mère, nous l’avons marié comme personne libre et majeure.


2° Et TAULEGNE Rose, profession de ménagère, née le 1er janvier 1852 à Issarlès, domiciliée au lieu du Lac, fille majeure et légitime de Louis TAULEGNE profession de cultivateur, domicilié au lieu du Lac et de défunte MOULIN Henriette, profession de ménagère domiciliée à Issarlès. La dite comparante ayant le consentement de son dit père ici présent, sa dite mère étant décédée à Privas le 3 décembre 1854 ainsi qu’il résulte de son acte de décès.


Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entr’eux et dont les publications ont été faites devant la porte principale de notre Maison-commune […]

Source : AD07 Commune de Cros de Georand Registre 1872 
Relevé par Alban 

Procès verbal et transport de cadavres

Procès verbal de transport et visite de deux cadavres 10.11.1800

Cejourdhuy dix neuf brumaire an neuf de la Rep. Francaisela Rep. Francaise a onze heures du matin nous Vincent Pierre Louis CHALAS, Juge de Paix et en cette qualité

Officier de Police Judiciaire du Canton de MONTPEZAT dept de l'Ardèche étant instruit par la rumeur publique que le jourdhier vers les cinq a six heures du soir il s'est commis deux meurtres affreux sur les personnes des cit[oy]ens Baptiste RIEU dit BOUSCHON cabaretier et Joseph CLEMENT dit DANIEL, h[abit]ants dud Montpezat, sur le chemin vicinal de Montpezat au lieu de Bouteilles meme commune, étant accompagné du cit[oy]en Pierre CHAMPALBERT chirurgien, demeurant audt Montpezat, dont nous avons requis l'assistance a l'effet par luy de procéder en notre présence aux opérations cy après dont nous luy avons fait connaître l'objet et encore assisté du cit[oy]en Victor VERGEZE notre greffier et de la Brigade de Gendarmerie de cette residence dont nous avons aussi requis l'assistance, nous nous sommes en conséquence transportés au chemin tout près de la maison du cit[oy]en Joseph SUCHON dudt lieu de Bouteilles? [renvoi 1] sur lequel nous avons effectivement trouvé lesdts RIEU et CLEMENT morts, distants l'un de l'autre d'environ vingt cinq ou trente p??? [renvoi 2] ledt RIEU a la renverse et ledt CLEMENT aussi de cette manière, tous les deux la face tournée par conséqu[ence] vers le ciel, ce dernier ayant sous son cû ( cul ?) un sac contenant environ deux boisseaux bled, se après quoi, nous avons requis ledt CHAMPALBERT d'en faire la visite a l'instant a quoi procédant ledt cit[oy]en CHAMPALBERT a remarqué que ledt CLEMENT a recu un coup de feu que [la] bale est entrée au millieu du teton gauche, qui a percé le cœur et penetré en[viron ?] trois pouces, lequel coup luy a causé la mort, que de ce meme coup ledt CLEMENT a encore recu sur la poitrine quinze a seize plomgs ou postes  et a l'égard dudt RIEU il a aussi remarqué que celluy ci a recu deux coups de feu dont une bale la atteint [renvoi 3] a un pouce au dessus du nombril qui a traversé le foy et a sorti par les reins ou vertebres de derriere, que l'autre coup ?? de plomf ou de postes la atteint sur la figure et la poitrine une poste ayant pénétré dans la jugulaire du coté droit entrant un demi pouce et les autres n'ayant fait que percer la peau desquelles déclarations il résulte que lesdts RIEU et CLEMENT sont morts de mort violente et quils ont été tués par des armes a feu.

En conséquence et attendu que la cause de leur mort est connue, et que toutes autres recherches a cet égard seroient innutiles, nous avons déclaré que rien ne s'oppose a ce que leurs corps ne soient inhumés suivant les formes ordinaires, et avons de ce que dessus dressé le présent procès verbal pour servir et valoir en ce que de droit et nous sommes signé avec lesdts CHAMPALBERT, Officier de Santé et VERGEZE, notre greffier, au susdt chemin les jour, heure et an que dessus.

Signatures :
CHAMPALBERT Officier de Santé
CHALAS
VERGEZE Greffier


Source : AD07 Commune de Montpezat registre 1799-1801  p301 à 304
Relevé par Fabienne



lundi 18 janvier 2010

Intro (suite)

Parfois il nous faudra imaginer, mais nous ne serons jamais très loin de la réalité, portés par le cadre rigoureux des écrits qui nous ont été légués.

Cette rencontre entre eux et nous est l'une des facettes de l'histoire, la petite, la discrète, celle qui n'est pas prise dans la grande vague mais qui est animée par un ressac incessant : l'histoire des hommes dans leur environnement familier, en perpétuel mouvement.

Appréhender leur manière de vivre, de travailler, d'aimer, de manger, de penser, de rêver, de renoncer : comment était-on ardéchois dans les siècles passés ?

Tenter d'y répondre, c'est le défi que se lance cet espace de discussion, ouvert à vos observations et vos apports.

Ainsi, au fil des écrits, nous pourrons mettre nos pas dans les traces de ceux qui nous ont précédés, pour les approcher au plus intime de leur être tout en gardant la nécessaire distance imposée par le respect de l'individu que fut chacun d'entre eux.



Frédérique Imbert