jeudi 10 juillet 2014



La Gazette de l'Ardèche referme son dernier chapitre.

C'était une aventure sympathique et agréable mais depuis longtemps je ne peux plus m'en occuper et mes intérêts se dirigent vers des recherches à la fois plus personnelles et plus élargies.

La Gazette reste sur la toile, elle peut y être consulter en toute liberté.

Merci à tous ceux qui m'ont envoyé leurs articles et relevés BMS afin qu'ils figurent sur ces pages virtuelles.

Frédérique Imbert

samedi 24 août 2013

Une mendiante centenaire - 1748

                                                         
Eglise de La Chapelle Graillouse


Catherine HEBRAD habitant au lieu de Vente pauvre et mandiante agée d'environ cens ans mourut après avoir reçu tous les sacrements le 12e juin 1748 et fut enterree le lendemain 13e du courant au cimetierre de la Chapelle Graillouse en presens de Pierre ROUSSET de Vital HYLAIRE de ce enquis et requis par nous CHANY curé

Source : AD07 - Commune LACHAPELLE GRAILLOUSE - Registre 1722 1750 Cote 121-2 P.240
Acte 2
Relevé par Yves Jacquignon 

mercredi 24 juillet 2013

Le Brouzet


 

Mon arrière-grand-père Casimir Lafaurie était sabotier et cultivateur à Perel (commune de Gilhoc). Il venait de Saint-Basile. J’ai découvert il n’y a pas très longtemps ce joli petit village, tout près de Lamastre et qui m’était pourtant inconnu jusque-là. Un jour de l’été, j’ai eu envie de partir à la découverte du hameau où avaient vécu ses parents Pierre-André Lafaurie cultivateur au Brouzet, décédé au Cros chez son fils Lucien en 1848, et Elizabeth Courtial (native des Vastres en Haute-Loire)
 
Le Brouzet est absent sur la carte topographique, nous nous renseignons au village auprès d’une femme d’une quarantaine d’années, qui part se renseigner chez sa belle-mère, qui elle-même a une vague intuition de la direction à prendre, direction que nous prenons. A Rissoan, nous reposons notre question à une jeune femme... qui va chercher sa mère : nous devons continuer cette route, passer devant cette ferme là-bas, puis une autre, et demander ensuite car c’est un peu compliqué. . .c’est tout près du Cros.
 
Nous roulons en direction du Cros, maison inscrite sur la carte, mais aucune route n’arrive au Cros car il n’y a plus d’habitation, et nous devons faire demi-tour. Et là, le petit panneau “Le Brouzet”... Nous garons la voiture, et un homme d’une soixantaine d’années nous accueille. Je lui explique en quelques mots ma curiosité de connaître la maison où a vécu le grand-père de ma grand’mère. Il nous invite à entrer, à boire un rafraîchissement.
 
Travaillant à Lyon dans le commerce international; il a acheté la maison il y a trente ans à un paysan. Le Brouzet a été construit il y a plus de deux cent quarante ans (en 1756) .
 
Nous sommes la troisième voiture à passer au Brouzet aujourd’hui. . .en comptant le facteur.
 
Ici le clinton est déjà presque mûr sous cette canicule d’août. Sa treille garnit le mur de granit. Avant de nous installer à l’ombre, nous visitons la maison, que le propriétaire a conservée (presque) intacte “par respect du patrimoine”.
 
Comme dans la grange de notre vieille maison de Perel, des troncs entiers de châtaigniers constituent la charpente. Dans toutes les pièces à vivre pas de carrelage mais un “glacis”, et un plancher aux larges planches dans les chambres qui occupent l‘ancien grenier. Une cheminée, de taille “normale”, garde les cendres de la dernière flambée, et ses soufflets noircis de suie ne sont pas là pour la décoration. A l‘autre bout de la pièce, l’autre cheminée est immense, avec son petit recoin-placard, son four à pain, sa place pour le fauteuil... Le propriétaire nous montre également l’emplacement de l’ancien lit-clos. Les caves sont voûtées, et malgré les concessions faites aux installations électriques et aux canalisations d’eau, on peut encore voir le “trappon” par lequel on s’engouffrait directement dans la cave pour s’enfuir au douloureux temps des dragonades (mes ancêtres étaient « RPR » – religion prétendue réformée).
 
C’est là que vivaient mes arrière-arrière-grands-parents...
 
Suzon - 2003

Avalanche meutrière à Cros de Georand - 1842

 


 

CROS DE GEORAND 1842     P4

L’an 1842 et le 1er février à neuf heures du matin par devant nous Jacques BREYSSE maire et officier de l’état civil de la commune du CROS DE GEORAND canton de MONTPEZAT, dpt de l’Ardèche, sont comparus
1 Pierre ROUX 31 ans, cultivateur, demeurant au mas de Roux, voisin du défunt
2 François TAULAIGNE 48 ans cultivateur demeurant audit mas de Roux, voisin du défunt
Lesquels nous ont déclaré que Jean Pierre Augustin ROUX âgé de 7 ans demeurant au mas de Chambeleboux, célibataire
Fils de Augustin Victorin Gines Cultivateur demeurant audit mas
Et de feue Marie Rose TAULAIGNE ménagère demeurant audit mas
Est décédé le 30 du mois de janvier à 11 h du soir dans sa maison située en cette commune du CROS DE GEORAND écrasé sous la ruine de sa maison
Et ont, lesdits déclarants dit ne savoir signer de ce enquis et requis.

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L’an 1842 et le 1er février à neuf heures du matin par devant nous jacques BREYSSE maire et officier de l’état civil de la commune du CROS DE GEORAND canton de MONTPEZAT, dpt de l’Ardèche, sont comparus
1 TEYSSIER Jean 50 ans, cultivateur au CROS DE GEORAND voisin de la défunte
2 Pierre TAULAIGNE 31 ans cultivateur au mas de Roux, voisin de la défunte
Lesquels nous ont déclaré que Marie Rose TAULAIGNE âgée de 39 ans ménagère demeurant au mas de Chambeleboux, épouse de Augustin Victorin Gines [ROUX] veuf
Fille de feu Joseph TAULAIGNE dem de son vivant au CROS
Et de vivante Suzanne BONNEFOI ménagère demeurant au CROS DE GEORAND
Est décédé le 30 du mois de janvier à 11 h du soir dans sa maison située en cette commune du CROS DE GEORAND écrasée sous les ruines de sa maison
Et ont, lesdits déclarants dit ne savoir signer de ce enquis et requis.





En recherchant dans la presse, j'ai trouvé l'article relatif à ce malheureux accident dû à une avalanche, ainsi que d'autres articles relatant les intempéries en ce mois de janvier 1842 sur le plateau ardéchois.

Fabienne


Source : AD07 - Commune Le Cros de Georand - Registre ... (je me renseigne ;-)

 

 

 


lundi 15 juillet 2013

Décès de Jean, mendiant de 12 ans - 1791




L'an 1791 et le 15 novembre a été enterré au cimetière de BEAUMONT Jean [non nommé] mendiant dit de la Vestide du village de l'église de ST CIRGUES EN MONTAGNE décédé le jour précédent, âgé d'environ 12 ans et muni des sacrements de la pénitence et de l'extrême onction. ont été témoins : André ROUDIL et Etienne MARTIN du lieu de l'église de BEAUMONT, ill. comme ils ont dit de ce enquis.
MONNIER Vicaire,

AD 07 -
commune de BEAUMONT - Reg 1781-1793  page 230
Relevé par Faby