mercredi 23 février 2011

Chute dans l'eau


Lan 1734 et le 17e juin a été trouvé mort dune chute dans leau voulant passer la riviere Estiene VAYRENC? agé de 70 ans du lieu du Chambon et a été inhumé le 19 du meme mois au cimetiere de BURZET presants Pierre BERTON Jacques BERNARD illitérés de ce enquis  BENOIT curé
Source AD07 - Commune de BURZET - Registre 1753/1763 page 56
Relevé par Claude

mardi 22 février 2011

Décès d' Antoine RAYMOND dit JOUANET

lan 1757 et le 19e 8bre est décédé dune chute darbre Antoine RAYMOND dit JOUANET 
de la Valette  muni des sacrements agé de trente neuf ans et a été inhumé au 
cimetiere de Burzet présents Pierre BERTON et claude CLAUZIER illitérés,
de ce enquis
BENOIT curé
 
Source AD07 - Commune BURZET - Registre 1753/1763 page 175
Relevé par Claude

Procès verbal de décès à Aubignas


L’an douze de la République francoise et le quinze  pluviose nous André FLAUGERGUES, juge de paix, officier de police judiciaire du canton de Viviers, second arrondissement, département de l’Ardèche, instruit par une lettre du citoyen CAVARD (meunier ?) de la commune d’Aubignas que le jour d’hier un individu avoi été tué par la chutte d’une charrette le long de la grande routte allan du Teil au Buidaps (Buis d’Aps], dont le cadavre gisait encore au meme lieu ou cet accident etoi arrivé en conformité de l’article 81 letre [lettre ?]2 du code civil nous sommes transportés au lieu dit Combe Chaude Rieu du Grand Pré Mandement de la commune d’Aubignas ….etant arrivé sur la midi avons trouvé sur la grand routte les citoyens Etienne RAYNAUD et Jean BAILLE domiciliés sur la commune d’Aubignas nommés et requis par la municipalité deladitte commune pour garder ledit cadavre alaquelle fonction ils avoient vacqué pendant la nuit derniere et leur ayant exposé l’objet de notre decente [descente], il [ils]nous ont montre ledi cadavre, que nous avons trouvé gissant [gisant] par terre, sur la cote de la montagne (au-dessus ?) et vis a vis d’un petit pont par ou [où] secoule [s’écoule]le ruisseau dit  le Rieu du Grand Pré denommé cidessus, couché a la renverse, la tete en bas tournée au nord ouest et les pieds en haut trempant dans le susdit ruisseau ainsi que la partie inferieure du corps, le bras droit étendu le long du corps et le gauche ramené sur la poitrine, ce cadavre dont la taille etait denviron un metre cinq  cents quatre vingt dix sept millimetre[s] nous aparu etre celuy d’un homme de l’age denviron , cinquante ans teint brun ?, cheveux chatain foncé, levres grosses, on ne pouvoit distinguer autre chose de ses traits, la tete dudi cadavre etant totalement fracassée du coté droit et toute la face couverte de gros caillots de sang, dont la bouche et le nez etaient gorgés, il nous aparu de plus que le bras droit était cassé au millieu de lhumerus [l’humerus], un chapeau très usé  etait a un metre au dessus du cadavre, qui était revetu d’une veste grosssiere de cordelait gris, avec un gillet de cadis d’un gris plus blanc, culotte detoffe fleue avec des guette ( guêtres?) et boulevard ( ?) gris, le tout, tout usé, les souliers a double semelle pareillement fort usé, chemise de laine rousse grossiere et enfin un mouchoir autour du col, fond blanc avec des rayes [raies] d’un gris foncé formant des carreaux (suite voir dernière ligne), a cote du cadavre etoi une clef qui parraissoit avoir été detachée d’un cordon blanc qui pendai[t] de la boutonniere du gousset de la culotte du cote droit, laquelle clef nous avons relevée et emportee, en ayant pris des renseignement tant des susdits que des autres spectateurs, il nous creyoi [croyait] que ce cadavre etai celuy de Jean, domicilié et restant a la  Rouveyre (voir à Mercuer) ……… ,  partant hier soi,r monté sur une charrete puis tombé avec la charrette du chemin en bas et avoir fracassé la tete, en sorte quil etoit reste (mort ?)  en observant quil peut y avoir environ trois m(ètres ?) du chemin a l’endroit ou gissait [gisait] le cadavre.
Dressé le present procès verbal pour servir en vrai ? raison fair et dir [faire et dire]  a combe chaude au.. ? Commune d’Aubignas les jour  mois et an que (dessus ?)
ches [manches] et goussets etoient vides
Pour copie
FLAUGERGUES 
CROZE greffier signé à l’original


Source: AD07 - Commune Aubignas - Registre 1792-1812 p.354

Relevé par Reine et Raymond



lundi 21 février 2011

La peste à Laurac 1721

l' an que dessus(1721) et le onzième jour du mois d' octobre dans l' église de Saint Aman avons été obligés d' ensevelir par le caprice de certains  matins du lieu le vénérable père Don Anthoine JULIEN, prieur de la chartreuse de Bonnefoy estant mort ici en leur vigne de Chadeyron agé de 60? (80?) ans soubs le bruit qui court que St Geney est attaqué de la peste pnts? que le dit révérend père estant mort venant faire un voyage du costé d'Avignon nayant étémalade que fort peu de jours on doutait qu'il ne feut attaqué de la peste.
présents Claude Auruol et Jean Rey illettrés
Galfard prêtre 
 
Source AD 07 Commune Laurac - Registre 1668/1729 page 127

Relevé par Jacques d'Avignon

lundi 29 novembre 2010

Ma loupe

J’ai toujours une grosse loupe sur ma table. Je l’observe, en amie, et elle m’emporte dans les souvenirs.
J’ai mis dans mon cartable tout ce qui me sera nécessaire : papier, crayon, gomme, fiches de relevés, calculette, et ma loupe. Je n’ai pas encore d’appareil numérique, donc je prendrai des notes.
Dans la petite mairie de Gilhoc-sur-Ormèze, la secrétaire me connaît bien désormais. Elle me laisse monter dans la salle du Conseil Municipal, après m’avoir remis les registres qui m’intéressent. C’est moi qui ouvre les volets. J’écarte les verres : « Excusez-moi, m’a dit la secrétaire, hier soir il y avait la réunion du Conseil, je n’ai pas encore tout débarrassé. » Il reste des miettes -de pogne il me semble.
Après les tables décennales, je consulte le registre des mariages des années comprises entre 1823 et 1832. Je suis parvenue à une étape de mes recherches généalogiques plus longue et plus délicate. Les registres sont touffus, la calligraphie ne m’est pas familière et je n’ai pas fait d’études de paléographie. Est-ce un f ou un s ? Un p ou un j ? Les patronymes sont parfois déformés, transcrits « à l’oreille » : je me dis que certains de mes ancêtres devaient avoir un cheveu sur la langue, ou avoir déjà bu quelques canons au moment de leurs déclarations. Je parviens enfin à trouver ma Thérèse Veron, 28 ans, native de Saint-Voy (Haute-Loire) qui épouse Jean François Charbonnier, 54 ans, le septième jour du mois de décembre de l’an mil huit cent vingt cinq. L’écriture penchée, à l’encre noire brunie par le temps, est effacée par endroits, la page cornée. Ma loupe est bien utile, pour déchiffrer la note au bas de l’acte.


« Les parties contractantes ont déclaré avoir eut commerce charnel avant la célébration du présent mariage duquel il n’est un enfant mâle appellé François Louis, enregistré comme enfant naturel de ladite Veron de même d’or et déjà adopté dès la célébration du présent mariage comme leurs enfant légitime. »



Dans la salle du Conseil Municipal, je souris de ce pied de nez au puritanisme réputé de la famille ! Ne pas croire aux légendes !

La secrétaire de mairie veut bien me faire une photocopie pour 1 Franc. (On n’est pas encore au temps des euros)

Depuis, j’ai scanné le document, que mon écran d’ordinateur agrandit à ma guise, loupe devenue inutile. Le « commerce charnel » de mes aïeux est sorti du secret !

La fiancée n’a pas signé l’acte de mariage, ayant « déclaré ne le savoir faire ». Mais je vois comme un clin d’œil que me glisse mon arrière-arrière-grand-mère Thérèse, moi qui, comme elle, ai épousé un nommé Charbonnier, cent trente-sept ans plus tard. Moi qui passe de longues semaines dans la maison où ils ont vécu, où mon époux Charbonnier cultive le même jardin…

Ma loupe ne me révèlera rien sur leur vie de paysans vivarois… J’essaie simplement d’imaginer celle-ci à travers des lectures, des traces laissées par d’autres qui savaient écrire.





Suzon Charbonnier - 2007