Comment vivaient-ils ?

Comment vivaient-ils ?

L'une des façons d'aller à la rencontre de nos ancêtres, consiste à tenter de redécouvrir leur mode de vie et de recréer leur environnement familier. Ce n'est pas encore de l'histoire, ce n'est plus vraiment de l'anecdote, c'est juste une manière de visualiser et de ressentir, à partir de sources incontestables, le cadre de vie de nos aïeux. Une empreinte, comme un défi au temps.

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dimanche 14 novembre 2010

Abandon d'Elisabeth Imbert, Marseille 1861

Dans le cadre de recherches sur les petits Marseillous (enfants abandonnés à Marseille et "placés" en Ardèche), je tombe sur un acte qui me touche particulièrement. Je l'insère dans la gazette de l'Ardèche même s'il ne concerne pas ce département.
Il y en aura d'autres, trouvés au hasard des registres des AD13,car les frontières sont très minces dans le monde subtil de l'histoire locale.




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Déclaration d’exposition
Exposition
de Elisabeth  Imbert
x 304 x
 

L’an mil huit cent soixante un et le neuf septembre nous Antoine
Marius Brona ( ?) adjoint au Maire de Marseille délégué aux fonctions
d’officier de l’Etat Civil est comparu le sieur Victor Pascal agé de
trente un ans demeurant boulevard de la Madeleine 64 préposé
au service des enfants trouvés et abandonnés de l’hôtel  Dieu de cette
ville qui nous a déclaré que hier a dix heures un quart
du soir il a été exposé au tour du dit hôtel Dieu un enfant
du sexe féminin qu’il nous présente présumée agée de cinq
jours et n’ayant sur son corps aucune marque particulière,
Sa vêture consiste en :
Sur la tête un vieux morceau de laine noir à bouquet rouge
verts et violets, une pointe en soie de différente couleur, béguin
indienne fond blanc a petites raies rouges autre calicot, 2 pointes en
couleurs dont l’une mousseline t l’autre en indienne, à raies jaunes
et bleues, chemisette calicot sanglé bleu en coton vieille, lange en toile
autre escami..ee ( ?) , un vieux morceau de pièce piquée a ramage de
diverses couleurs, autre en drap vert.
Parmi  ces effets se trouve comme signe de reconnaissance sur  la poitrine
un petit billet écrit, plié dans un autre morceau de papier blanc
« me trouvant  dans un grand besoin et dans la dure nécessité d’aban
donner mon enfant faute de nourriture et de secours ; je la recommande
 à vos soins, et je désire la retirer dès qu’il sera en mon
pouvoir. Je la nomme Elisabeth Imbert  fille de Victorine Courtes ( ?).
prenez  pitié d’une pauvre mère qui en a déjà un enfant sur
les bras,  et que la misère seule condamne à abandonner le second
une mère éplorée la recommande a vos soins et a votre tendresse. »
Cet enfant a été inscrit dans les registres de l’Etat
 Civil de cette mairie sous les prénom et nom de Elisabeth
Imbert et de suite nous l’avons fait reporter à l’hôtel Dieu.
La présente déclaration d’exposition est faite en présence des
sieurs Antoine Richaud âgé de septante deux ans et
Amable Daras âgé de trente neuf ans  servant au dit hotel
Dieu y demeurant qui ont dit ne savoir signer et lecture faite
avons signé avec le declarant .