Pour ce Noël 2008, Brigitte, notre amoureuse de l'occitan, nous offre un Nadalet qui nous vient du fond des ages : il a été écrit par Pèire GODOLIN en 1637.
Ont van tan de pastors amassa ? Sempà véser quicom de bèl ? Plan pel segur bèl e novèl. E ieu m'avanci prénr plaça Per aver l'aunor d'adorar L'Enfantet que nos salvarà.
A l'ora que l'alba clareja L'Angèl nos a dit un grand mot : Lausat sià Diu per dessus tot E bona gent en patz se veja ! Pastorèls, anatz adorar L'Enfantet que vos salvarà !
Péire GODOLIN, Nadalet, 1637
Où vont en groupe tant de bergers ? Sans doute voir quelque chose de beau Pour sûr de bien beau et nouveau ! Et moi je m'avance pour prendre place Pour avoir l'honneur d'adorer Le petit Enfant qui nous sauvera ! Au moment où l'aube resplendit L'Ange nous dit une grande parole Que Dieu soit loué par dessus tout Et que les hommes bons se voient en paix Bergers, allez adorer Le petit Enfant qui vous sauvera
Un Nadalet est un chant traditionnel de Noël (Nadal) qui se chante dans les églises. La tradition orale occitane en a conservé des centaines et certains auteur de talent en ont composé comme Godolin (1580-1649) ou Nicolas Sabolin (ou Saboly, 1614-1675).
Sources : - Collegi d'Occitania, 31 Rue de la Fonderie, 31000 Toulouse - Le Ramelet Mondin et autres oeuvres, Edisud, 1984
Transmis par Brigitte Houel
L’adoration des Mages, Musée de Toulouse. Peinture du 17ème siècle. Joyeux Noël à tous !
"Le terme capitation est issu du latin "caput, capitis", signifiant tête.
Le 18 janvier 1695, suite à la crise économique traversée par la France entre 1692 et 1694, ce nouvel impôt direct est prélevé sur chaque individu mâle, y compris les privilégiés ; seul le clergé est exempté. A la suite des traités de Ryswick, signés en 1697 par Louis XIV, la capitation est supprimée.
La capitation est réinstaurée, d'abord provisoirement, pour faire face aux dépenses de la guerre de Succession d'Espagne, en 1702. Le nouveau système d'imposition est basé sur le calcul de la taille. Les dettes du pays étant si importantes, l'impôt perdurera et ne sera aboli que lors de la Révolution française."
J'espère que la pluie s'est arrêtée de tomber chez toi et que la Cèze ne va pas sortir de son lit.
Notre maison du Peyral est pratiquement comme elle a été construite au début du 19 ème.
A part le sol en terre battue qui a dû être remplacé par du béton et le four qui a disparu pour faire place à un escalier.
Des années d'abandon, les intempéries et les pillages l'avaient réduite à l'état de ruine lorsque nous l'avons achetée.
Elle est ma mémoire ardéchoise, ici ont vécu sur plusieurs générations mes ancêtres et je ne l'ai découverte qu'en 93 lorsque elle était menacée de destruction. C'est à ce moment là que nous avons décidé de la sauver en la gardant comme elle était.
Amicalement Claude
Claude, le ramassage des châtaignes - Octobre 2008
Aller en Ardèche et ne pas goûter les caillettes, c'est un peu comme aller en Corse et ne pas parcourir les villages de montagne à la recherche d'un "bon" figatellu. C'est donc complètement improbable.
L'ennui, c'est qu'une fois que l'on a goûté à ces fameuses caillettes ardéchoises, on tombe inévitablement sous leur emprise et on aimerait bien savoir les faire à son tour, lorsque repartis dans nos contrées éparpillées et le plus souvent urbaines, on se sent pris d'un coup de nostalgie... ou de gourmandise.
Or, il y a presque autant de recettes de caillettes que d'ardéchois !
D'un village à l'autre, d'une famille à l'autre, d'une cuisinière à l'autre, les ingrédients varient, les dosages ne sont plus les mêmes; certains mettent des épinards là où d'autres préféreront les blettes (ou le choux, selon la saison, nous apprend Bernard, lorsque les blettes ont gelé), d'autres encore privilégieront la viande au détriment des légumes ou inversement, parfois même on tombera sur de délicieuses caillettes agrémentées de petits morceaux de châtaignes... comme ces premières caillettes que j'ai eu le bonheur de trouver à Rochemaure, lors de mon tout premier voyage en Ardèche.
Bref, le choix de la marche à suivre n'est pas simple.
Pour ma part, la recette que nous propose notre ami Henri, me met l'eau à la bouche.
La voici, telle que livrée sur Racines Ardéchoises:
Bonjour, voila la reçette et bon appetit 1 Kg de feuilles de blettes charcutières, 400 g de poitrine très fraîche, 200 g d' échine de porc, Sel , poivre , une gousse d'ail. Blanchir les blettes environ 10 minutes, égoutter et presser fortement dans un torchon, laisser sous presse toute la nuit. Passer au hachoir les blettes et la viande assaisonnée. Bien mélanger puis former des boules de la grosseur d'une orange. Bien les entourer de crépine puis cuire au four (th7) sur une plaque à rôtir pendant 50 minutes.
- Que peut faire le Maitre Apothicaire lorsque, au soir de sa vie, ses fioles et ses potions deviennent impuissantes à le sauver d’un imminent trépas ?
- Se marier bien sur !!
- Pourquoi « se marier » ? Pour retrouver jeunesse envolée et gaudrioles ??
- Que nenni ! Juste pour mettre son âme en paix après une vie dissolue et se prémunir contre un divin couroux.
Registres paroissiaux de Jaujac. Le 21 aout 1679
Le 21 aoust, année susdite, par moy vicaire soubsigné, a esté béni le mariage de Sr Anthoine VERDIER Maitre apothiquaire habitant audit Jauiac, soubsigné et malade en danger de mort dans son lict et de Louyse SIRE de la paroisse de LA SOUCHE , ledit mariage aiant esté fait par un principe de conscience. Présent Claude AYSAC et Claude COLOMB illitérés, Louis DE MOISIER soubsigné, Pierre TEULEINE illitéré. VERDIER MOISIER IMBERT prètre
Source : AD 07 - Commune de Jaujac - registres paroissiaux - année 1679
Moi , vous me connaissez . . . Épicurien, certes, mais dans la retenue. Rester sobre, manger léger . . . OUAIS. . . D'abord c'est Fabienne qui nous a apporté DES tourtes et une salade de fruits pour 20 personnes. Reine une salade au surimi pour 15, plus les caillette de Brigitte, plus le saucisson, plus les fromages plus les tartes et divers accessoires . .
Cannelés, crêpes à la farine de châtaigne et à la confitures de cerise. J'en oublie sans doute. Et faut goûter à TOUT, vous comprenez, faut PAS VEXER.
Ajoutez à ça des boissons variées, plus ou moins alcoolisées, toutes délicieuse : vin de Coing, vin de Noix, Limoncello, Muscat de Rivesaltes, Rouges et Rosés de diverses origines (contrôlées bien entendu). Parait même qu'il y avait de l'eau minérale ! ! ! Ça! c'est Samedi midi. . .après le CONGRES et son apéro.
Le soir, au Peyral l'attendue Bombine à Claude, toujours accompagnée de boissons revigorantes et variées, toujours pour 20 personnes . . . Et nous n'étions déjà plus que 12.
Dimanche midi (toujours 12), Chez Émilie, les caillettes chaudes (succulentes) sur leur nid de riz, accompagnées elles aussi de boissons, avant, pendant et après . . . De14h30 a 16h ramassage des châtaignes, temps superbe, un vrai bol d'air
MAIS à 16h: Roustide de châtaignes avec cidre ou Jurançon . . . Rien que du très léger comme vous pouvez en juger . . .
Dimanche soir, chez Yvonne et Paul, au Peyral, dernier coup de collier ( à 10) pour "finir les restes", et Claude nous assène son "Coup-de-Jarnac" sous la forme de la fameuse soupe au Pistou à laquelle personne ne pensait plus . . .mais qu'elle avait faite, en plus de la Bombine, au cazou . . .
Et encore TOUS les restes à finir . . . Heureusement, pour ce qui nous concerne, le lendemain lundi nous n'avons trouvé de magasin ouvert que l'épicerie-dépot de pain (sans pain) de Cros de Géroand et nous nous sommes livrés ( à 6) dans le Camping (fermé) à un pique nique improvisé sous la pluie au cours duquel nous avons ingurgité des tartines du pâté de foi achetés chez la Mémépicière (95 ans aux dernières châtaignes au moins) . Plus quelques derniers restes des deux jours précédents. . . OUF ! ! !
Dire qu'il va FALLOIR remettre ça au prochain dépot de registre.
Pour la calot rouge, c'était juste pour sortir un peu les convives de leur léthargie post prandiale. Mais c'est peut être aussi le début d'une tradition.
Le Jubilé accordé par notre St P. le Pape Benoit XIV pour obtenir la paix et la conservation de notre Roy a commencé a Rochepaule le cinquiéme 7bre 1745 et a duré 15 jours aulanne curé
Source : AD07 - Commune de Rochepaule - Registre 1726-1750 p. 259/333
Cejourdhui troisieme thermidor l an troisieme de la Republique francoise a neuf heures du matin pardevant Joseph GIRBON officier municipal procédant au defau de l officier public pour dresser les acttes destinees a constater les naissances, mariages et deces des citoyen et comparus en notre maison André Joseph CHANNAC LAFAISSE juge de paix du canton de BANNE lequel assisté de Joseph MERY et Jaque GAIX et Jean Baptiste CHAUSSY tous domissilie dans cette commune lequel a déclaré a moy Joseph GIRBIN que ayant eté instrui qu’un enfan etoit esposé au lieu des Lebres dépendant de cette commune et il cetoit transporté sur le lieu et avet rediget le verbal don la teneur suit :
ACTE N°21 :
Cet jourdhui second thermidor de l an troisieme de la Republique francoise et une indivisible à l’heure de cinq du matin au lieu des Tournaires dans la maison de nous André Joseph CHANNAC LAFAISSE ? juge de paix du canton de BANNE et comparut le citoyen Chaussy DEBORNE du lieu des Lebres commune de BEAULIEU qui a dit que hier sur les dix heures du soir les domestiques de Simon MAURIN sont fermier ayant été se coucher à son ayre situe audit lieu des Lebres près du chemin public il trouverent un jeune enfan ma[le] aget d anviron huit a dix jours qui aet ete exposé sur la ditte ayre pandan queil été a souper, que cet enfan a eté soignée pandan la nui par les habitan dudit lieu des Lebres et comme il porte que l’anfan soit constatet quit ensuite pourveut a l antretien et nourriture de cet enfan il nous requier de nous transporter au lieu pour dresser procet verbal et etre par nous statu[é] â quil apartiendra et a signée Chaussy.
Nous juge de paix desservant â la réquisitions nous nous sommes transporté de suite audit lieu des Lebres commune de Beaulieu et arrivet â l ayre dudit Chaussy y ayant trouvet les citoyen Joseph MERY, Pierre THIBON et Jaques GAIX domestique de Simon MAURIN qui nous ont representé l anfan qu il avoit trouvoit hier au soir comme ils allen se coucher lequel apres avoir examine avons reconnu etre un enfan mâme né depuis dix â douze jour envelopé dans un mauves drap tout moullié ayant uneployé ( ???) sur … [blanc]. que la naissance dudit enfan soi constatté avons dit que le citoyen Joseph MERY et Jaque JAIX de porter devant l officier public de la Commune de BEAULIEU le dit enfan pour etre enregistré sur les registre servant à coucher les actes de naissance offrant de les acompagnier pour remettreaudit officier public notre procet verbal et atandu quil est nessessaire de donner une nourise â ce enfan, avons requis le Procureur de la Commune de BEAULIEU dan chercher une de suitte, laquelle sera payée par la Nations comformémant â la loy, laquelle requisitions nous avons remis audit MERY et JAIX pour etre transmis au dit Procureur de la Commune avec l enfan.
De tout quoi nous avons dressé le presant procet verbal en presance dudit MERY JAIX THIBON MAURIN CHAUSSI et CRESPIN REYNAUD qui ont signié avec nous exepté MERY et JAIX qui ont dit ne savoir signie de ces requis RAYNAUD, THIBON, CHAUSSI, MAURIN, CHANNAC, LAFAISSE signié.
D’après la lecture de ce procet verbal que Joseph MERY et Jaques JAIX et Jean Baptiste CHAUSSI ont déclaret etre comforme â la verité et la represantations quima eté faite de l anfan qui et désignié et j ai donné â cet enfan le non de Joseph et j ai rédigé en vertu des pouvoir qui me sont délégés en qualité d’officier municipal le presant actte que le dit CHANNAC LAFAISSE et CHAUSSI ont signié avet moy, ledit MERY et JAIX ayant déclaret ne savoir le faire.
Fait dans notre maison le jour et mois et ens que dessus.
BEAULIEU 1793-1801 p249-250
Décès ce jour d’un enfan o non Joseph ROURE exposé a l ayre de Chausi BORNE
Ce jourdhui troisieme germinal quatrieme année République Française et une indivisible à sept heures du matin par devant moy Joseph GIRBON officier public mambre du Conseil général de la Commune de Beaulieu département de l’Ardèche, élut pour dresser les acttes de naisance, mariages et décès des citoyens sont comparut en la maison commune le citoyen Louvis COMBALUZIER, cultivateur domicilié au lieu de BEAULIEU, département de l’Ardèche aget de quarante six ans accompagné du citoyen Jean VALLIER Régent de Pettites Ecolles domicilié au vilage dudit Beaulieu aget de quarante huit ans et d’autre Louvis COMBALUZIER, cultivateur domissilié au lieu et vilage de Beaulieu tout département de l’Ardèche aget de vingt huit ans et ont déclaret a moy que l’anfan qui a esté trouvet a l ayre du citoyen Chausi DEBORNE du lieu des Lebres de Chas ?e commune de Beaulieu département de l’Ardèche, cet enfan a eté trouvet le premier thermidor troisième ennée et d’abor ont a chersé une nourise pour lantretien de cet enfan et ont la Mische le citoyen Louvis COMBALUZIER qui la nourit pandant huit mois et dix jours et cet enfan et desedé dans la maison dudit COMBALUZIER. Cet un enfan male d un pere et d’une mere inconus quon lavet trouvet exposé dans la nui sur l ayre du citoyen Chausi DEBORNE et daprès cette déclarations qui ma esté faite d’abor je me suis asuré du dessé de ce enfan et d’abor j’ai dresse le presant actte ens presanse des temoins qui ont signé avet moy exepté Louvis COMBALUZIER ce lui qui a fait la declarations qui a déclaret savoir signer.
Fait dans la maison commune de BEAULIEU ce jour mois et ens ci dessus. »
Source : AD07 - Commune de BEAULIEU - Registre 1793-1801 p42, 43 et 44
jean vialet habitant de la cotte de saint agreve susdite paroisse de saint agreve agé d'environ 50 ans et decede au lieu de la cotte le 14 et a été enterré le 15 decembre 1751 dans le cimetière de l'église paroissiale de rochepaule attendu que le mauvais temps à été un obstacle invincible pour qu'il fut inhumé dans le cimetière de l'église paroissiale de saint agréve ont été presents jacques reynaud, jacques valet et pierre reynaud tous de la paroisse de rochepaule illetres aulanhe curé
Source AD 07 - Commune de Rochepaule - Registre 1751
Ce jourdhui vingt deuxieme vandimaire sixieme année République Française et une indivisible à dix heures du matin par devant moy Jaques COMBALUG[IER] menbre de ladministrations Municipalle de la Commune de Beaulieu canton de Banne département de l’Ardèche, élut pour constater les acttes de naisance, mariages et décès des citoyens et comparut devant moy le citoyen Firmin GACHE, cultivateur, domicilié au lieu des Laurans Bas, commune de Beaulieu, canton de Banne, département de l’Ardèche, aget de vingt sept ans, lequel accompagné du citoyens Antoine THOULOUSE, cultivateur domicilié au lieu des Laurans, commune de Beaulieu, canton de Banne, Département de l’Ardèche, aget de quarante cinq ans et du citoyens Jean VALLIER Régent des Ecolles de la commune de Beaulieu, Canton de Banne, Département de l’Ardèche, aget de quarante cinq ans, lequel ont déclaré a moy Jaques COMBALUGIER, qu’on avée trouvet un cadavre mort le lond du grand chemin qui et à la routte de BARJAC apellé la Serre, lequel ont a réconnu cetté que le citoyens Joseph EYRAUD du lieu des Laurans que la nui précédante des brigands lont amené de sa maison et le landemin ont la trouvet mort à la Serre, dans le territoire de Bessa environs les dix heures du matin et d’après la declarations qui ma été faite, d abor jé me suis transporté la out et lé cadavre et d abord j’ai reconnu que cetté le citoyens Joseph EYRAUD et d abord jan ay dressé le presant acte en vertu des pouvoir qui m’ey délégué par la loy et en présance des témoins et [par ?] le verbal du juge de paix dudit canton que les témoins Firmin GACHE et Antoine THOULOUSE et Jean VALLIER ont signié avet moy. Fait dans la maison commune de BEAULIEU ce jour mois et ans ci desus.
Source : AD07 - Commune de Beaulieu - Registre 1793-1801 p269-270
L'an 1737 et le 5? aoust a este trouvé mort au bois du Cros Jacques MALHET agé d'environ soixante dix ans et a esté enterré dans le cimetiere du Cros le 6 dud mois. Prés. Ant CHABANIS, Jean Ant ROUS et [?]
DELAGARDE Curé
Source : AD 07 - Commune Registre du CROS DE GEORAND - Registre 075 2A 1700-1738, page 250 (dernier acte)
HTML clipboardLe 13/10/1771
a été présent Jacques RIGAUD natif de la paroisse de Saint Michel de
Dèze diocèse de Mende, qui après avoir assisté pendant 3 mois à toutes
les offices et instructions qui se sont faites, fêtes et dimanches
dans notre église paroissiale Notre Dame de Beaulieu
a promis de vivre et mourir dans la foy de l'église catholique
apostolique et romaine, croyant fermement toutes les vérités que la
saint église croit et enseigne,
et condamnant et abjurant toutes les erreurs qu'elle condamne et
principalement l'hérésie de Calvin dans laquelle il avait vécu jusqu'ici
qu'il condamne et abjure aujourd'hui, promettant de n'en faire plus
aucun exercice et de vivre toujours et se comporter comme un vrai
fidelle enfant de l'église catholique apostolique et romaine
ainsi l'a promis et juré ledit RIGAUD
Presents : Messire Jean VERNEDE diacre, et Joseph FABRE ecclésiastique....
Relevé par Angélique
Source : AD 07 - Commune de Beaulieu - Registre 1771 HTML clipboard
HTML clipboardLe 6 may 1685 Marguerite Helly Femme de Jean Raynaud et fille de Blaize Helly du Mas de Riomourenc a esté enterrée sur le soir au cimetière de ST Vincent estant morte le matin environ le soleil levant sestant auparavant accouchée dun filz qui feut baptizé par Claude Reynaud père dudit Jean et qui mourut avant ladite Marguerite sa mère et qui feut enterré ensemble avec elle. Lad (ite) Marguerite ayant au préalable receu les Sacrements par moy
André Vicaire
Commentaire: Il s'agissait du premier enfant du couple, marié le 16 mai 1684.
C'est une des rares mentions (sur BMS) du fait que le nouveau-né mort immédiatement était inhumé dans la même tombe que sa mère.
Relevé par L. Doré
Source : AD 07 - Registre de la commune de Gras 1684
Le 11 janvier 1690 on a trouvé Elizabeth Silhol âgée de 32 ans ou environ, Morte, dans le bois de Malaval dépendant de la présente paroisse Notre Dame de Gras, laquelle Silhol tomboit du haut-mal depuis quelques années. Elle a été ensevelie le même jour dans le cimétière ST Blaize à cause de la recherche qu'on en avoit fait pendant trois jours et ce en présence de Jacques Chauliac et Claude Delauzun Coronel Illetrés de ce enquis.
Le quatorzieme apvril 1673 est decede dun coup de pistollet sur le carreau Jean MASON dit PASCALET mesnager de la Valette le lendemain aeste entere au cimetiere de leglise de ceans par moy Pierre VALLAT cure en icelle? a son convoy ont assiste Jean MASON son pere Antoine MASON son frere travaille(urs) dud(it) lieu illiterez comme ont dit
Source : AD 07 - Commune de Burzet - Registre 1670/1696 page 97
l'an mil six cent septante sept et le 26 e jour du mois de septembre a este enterre dans le cimetiere de leglise de Burzet François HEBRARD de la brousse sans estre muny daucun sacrement pour avoir este assasigne dans sa maison ont assiste a son convoy louis et Jean GLEISSE freres de la Baricaude ill. prêtre TOURVIEILLE
Source : AD 07 - Commune de Burzet - Registre 1670/1696 page 136
Tout a commencé l’été 2001, quand j’ai décidé de découvrir enfin ce CROS-DE-GEORAND, dont j’avais vaguement entendu parler par mes grands-parents.
Je me souviens, étant petite, quand je posais des questions sur mes ancêtres, on me répondait
« ils viennent de là-haut, du plateau… ».
C’est vrai que le paysage et le climat sont bien différents de celui de l’Ardèche du Sud… Pas de cigales, pas de pêchers, pas de touristes se baignant dans les eaux vives…
Eté 2001 donc, quand on arrive de la route par St Cirgues en Montagne, le panneau CROS DE GEORAND s’offre à nous au lieu-dit « La Palisse ». Pour les touristes, ce lieu est indiqué sur les guides pour le barrage sur la Loire (qui ne prend sa source que quelques kilomètres plus haut), mais pour moi c’est surtout le lieu où vécurent et où sont décédés certains de mes ancêtres à la fin du XIXème siècle.
Lorsque nous arrivâmes à La Palisse, ma fille (14 ans à l’époque) et moi-même, tout était paisible, quelques maisons parsemées…
Néanmoins, nous rencontrons sur le pas d’une porte, une dame à qui nous demandons si des VOLLE habitent encore ici… Cette sympathique dame nous montre de la main une maison 50 mètres plus loin en nous disant : « Tenez, pas plus loin que là, vous trouverez Louise, c’est une VOLLE et elle vit là depuis toujours ! ». Vous imaginez quelle fut notre joie ! et de ce pas nous nous rendîmes frapper à la porte de Louise. Une charmante dame vient nous ouvrir, nous lui expliquons brièvement le pourquoi de notre visite, et de suite elle nous accueille chez elle.
Devant une tasse de café chaleureusement servie et quelques photos sorties d’un tiroir, Louise, 88 ans, nous raconte sa vie à La Palisse. Ma fille, étonnée qu’elle soit née ici et n’ait jamais quitté ce village, lui demande alors : « Mais vous deviez vous ennuyer ici !! » « Oh que non, répond Louise, on s’amusait autrefois, tu vois là bas c’était une place et tous les samedis il y avait un bal, on rencontrait beaucoup de monde et puis les hommes se levaient matin pour aller pêcher les truites qu’ils portaient à pied à VALS LES BAINS pour les grands hôtels, beaucoup de monde habitaient ici tu sais et puis …. la voiture est arrivée et beaucoup sont partis, il y en a même qu’on n’a jamais revus…. ». J’ai senti une larme arrivée au bord de mes paupières, mais j’étais contente que ma fille adolescente entende ce bonheur… simple.
Avec Louise, on essaie de trouver des ancêtres communs, elle me parle de Catherine, je lui parle de mon grand-père, de son père, mais c’est difficile pour nous de faire le lien.
En effet, fin XIX et début XXème, les personnes prenaient souvent comme prénom le deuxième ou troisième enregistrés sur l’état civil !
Louise en fait se nommait Marie-Anne VOLLE (dite Louise) et elle-même a épousé un VOLLE. Elle nous parle de son fils Claude, facteur dans la Drôme.
Entre temps, son voisin, Léon, est venu lui rendre visite, elle nous le présente : « Vous voyez, lui aussi, c’est un cousin ! ».
Nous l’avons quittée très émues… pour continuer notre périple à la Mairie du Cros, en lui promettant de la tenir au courant de nos recherches généalogiques.
Plus tard, j’ai pu faire le lien. Louise est la fille de Bernard VOLLE et de Madame L. Bernard étant lui-même un des six fils de Louis VOLLE et de Marie Virginie TAULEIGNE. Et Louis VOLLE n’était autre que le frère jumeau de Jean Pierre, mon arrière arrière grand-père, né le 14.10.1833 à Champlatier (Cros de Géorand), cultivateur puis mineur à Rochessadoule (30), revenu décédé en 1887 à Larestas (lieu dont personne n’a entendu parler au Cros), mais qui semblerait d’après le rapprochement des mentions sur des actes d’état civils, être voisin de La Cassonié…
1887… cette fameuse inscription sur la Croix… à la Cassonié…
Malheureusement, le temps passe, les recherches prennent du temps… et je n’ai jamais eu la joie de revoir Louise pour partager et revivre avec elle, ses souvenirs et mes trouvailles… Louise est décédée 2 ou 3 ans plus tard…
Eté 2008 : Me revoilà à la Palisse, le hameau me semble plus grand que la première fois. C’est vrai qu’en 2001, je n’avais pas pris le temps de visiter, j’étais tellement bien chez Louise !
La maison de Louise est toujours là… vide… Hélas !
Celle de Léon fermée aussi…
C’est pourquoi, il faut savoir profiter des bons moments du temps présent…
Article rédigé par Fabienne Volle
Nota : par respect de la vie privée, les prénoms et certains noms ont été modifiés.
L'an 1704 et le 20eme jour du mois de xbre (decembre) est decede Claude Rau(n?)con sieur de bois garcon du lieu de Beyssac pare (paroisse) d'Yssingeaux age d'environ 33 ans antien cath.(catholique ?)qui est mort de mort subite comme je l'ay vu et comme lont declare Antoine et Pierre Ribier Antoine Flandrin pour qui il travaillait Jacques Batail , Jean Faure et Jacques ? ayant este terrassé par la racine du chastenier et a (été) enterre le 11 eme dud dans le cimetiere de St Christol en prece (presence) de Pierre Allayoud Pierre Solier soussigneet de Jean Gayton son compagnon de la dite par (paroisse) d'Yssingeaux de Marc Blanc
Source: AD07 - Commune de Saint Christol - Registre 1668-1765, p.126
Trois bénédictions de mariage, sans précision du nom de la mariée !
1- Mariage Versas L'an 1688 et le 2me jour du mois de may a este par moy curé soubs, bény le mariage dans l'église de Sanilhac de Noel RIEU fils à foeus Vidal RIEU et à Françoise LACOUR du lieu de Devessas. Prts : Pierre RIEU soubs (soussigné), André BERENGER, Claude VEDEL, André LIEUTIER illiteres ARNAIL curé
2- Mariage Laval L'an 1688 et le 4me jour du mois de may par moy curé soubs, a este bény le mariage dans l'église de Sanilhac de Simon DUPUY fils à foeus André DUPUY et à Marie BLACHERE du Plan la Tourre. Prts : André VERMALE, Pierre SUAU soubs (soussignés), Estiene ROURE, Claude ROUDIER. ARNAIL curé
3- Mariage Les Mazons L'an 1688 et le mesme jour que dessus a este, par moy curé sousgné, a este dans l'église de Sanilhac, bény le mariage de Pierre GIBERT, fils à foeus David GIBERT et à Catherine VERMALE, du lieu des Mazons. Prsts : Pierre SUAU soubgné, Pierre VERMALE,André ALAMEL, Pierre MORARET, illiteres et moy. ARNAIL curé
Source: AD07 - Commune de Sanilhac -Registre 307-2 - Page 68
L'an mil sept cent quatre vingt trois et le septième décembre a été ensevelie Marie Anne CHALAMET du lieu du Thel en Vivarais, trouvée au bord du Rhône et qui s'était noyée icy le vingt novembre. Acte envoyé par Mr le Curé dudit lieu. PANSU curé
Source: AD07 - Commune de SOYONS - Registre 1783 p 139 -
L'an mil sept cent trente deux François DOISE fils à défunt Estienne mariés et habitant d'APS, catholique apostolique et romaine se neïat le vint et un du mois d'octobre, il fut surpris par une abondance d'eau qui vint tout à coup et qui fut si grande quelle ravajat tout et qu'il fut impossible à tous les habitans qui si etaient randus sur le bord de le secourir jusqu'à ce jour treisieme decembre même année. L'on a cherche son corps sans le trouver.
Source : AD 07 - Commune Alba la romaine - Registre 1670/1739 page 193
Le quatre (11/1685) a minuit Jean BOUSCHON age de quarante ans se tomba dans un précipice ou il mourut et a este enterre le dix par permission de mr le grand vicaire ont assisté au convoi Estienne et Jean Pierre BOUSCHON ses freres ill.
Source : AD 07 Commune de Burzet(Monteils, Registre 1670/1696 pages 257/258 Relevé par Claude Teissier
Ce 13 février mil sept cent quarante neuf j'ay assisté à l'enterrement de Jean BERNARD du lieu du Merle, qui en coupant la cime d'un arbre a été pris et écrasé entre le bout qu'il avait coupé et le tronc de l'arbre. Ses porteurs ont été Pierre AIGLIN, Antoine PRAT, François PETTOT et Henry BOLZE du même lieu, illiterés. MERLé Curé
Source : AD07 - Commune de DOMPNAC registre 1749 page 277
L’an mil sept cent quatre vingt dix et le vingt huitieme mars se sont présentés Delphine POUY née BORYE et Louis REY, devant nous et nous ont déclaré en présence de Pierre PRADAL et Louis CLUTIER que Jacques POUY, mari de Delphine BORYE, originaire de Vaneilles?, paroisse de ST VINCENT de DURFORT habitant de la paroisse de COUX, est décédé et a été enterré le vingt six dudt en présence des témoins sus nommés sous signés, les autres illiteres de ce enquis. ROUX pr curé
Source : AD07 Commune de Coux, registre 1779 -1792 p.226
Le 21e 7bre (1697) est decedée Jeane CHIRAUSSEL du Sourd agée de 35 ans par un accident inopiné privée des sacrements ha esté enterrée dans le cimetiere de leglise le 22e ont assisté a son convoy Jea VERNES Claude MAZON Guilhaume ESTIENNE ill.
Source : AD 07 Commune de Burzet, registre 1697/1724 page 18
L’an 1709 et le 8 Xbre Margueritte RICHARD, saur de Claude RICHARD du lieu d’APS est décédée agee d environ quatre vingts ans, dans la maison quil a acquise de Me BAROND qui sanble ? estre de Pierre DAVRON.
Ont assisté a ses funerailles son frere et ses neveux et nieces.
Prsts : Sr Jean Baptiste GUIGON, Me Chirurgien et Anthoine VERNET signés
TALLIAN curé d’Aps Source : AD 07 - Alba la Romaine- Registre1676-1715 p251-252
L’an 1710 et le 6 mars nous avons enterré un pauvre de la paroisse d’AUBENAS mort depuis 5 jours a la montée de l’Espine, proche de Berc, portant des lettres de quelques messieurs d’Aubignas, les ayan mendées à Mr IMBERT curé de cette ville qui leur [?] (manque un verbe) le nom du défunt.
TALLIAN curé d’Aps
Source : AD 07 - Commune d'Alba la Romaine - Registre1676-1715 page 254
L’an 1710 et le 2ème jour du moys d april l’enfant qui avoit este exposé qui avoit donné lieu au proces entre Srs BERNARD et CHABERT, avec certains habitants d’AUBIGNAS est décédé à la Grange de Noailles chez la veufve de feu Jean LAVILLE.
Par nous pnt : Pierre PRAHINet Pierre BOYRON illiteres
TALLIAN curé d’Aps
Source : AD 07 - Commune Alba la Romaine Registre 1676-1715 p.254
L’an 1710 et le 27ème jour du moys Sr Anthoine VERNET du lieu de la Roche, est décédé ayant este regretté de tout le monde pour estre un veritable homme de bien.
Ont assisté à ses funerailles ses frères et neveux ?
prsts : Claude DEFEUDES, signe et Pierre PRAHIN illit.
TALLIAN curé d’Aps
Source : AD 07 - Alba la Romaine - Registre 1676-1715 p. 259
Relevé par Fabienne Volle, transcrit par Claude et Fabienne
le 16 septembre 1708 est décédée une petite fille appelée Marguerite qui avait été baillée à Jeanne DUPUY bai ?lete pour faire nourrir à Marie ROUSSEL sa fille par une sage femme d’UZES nommée P ??oulasse à la fin d’aoust dernier et son corps a été enterré dans le cimetière de cette paroisse le susdit jour. Ont été prés. Jean ANDRE et Louis ROUSSEL du Fez. MOTTE ptre
Commentaire de Fabienne : Il y a à Sanilhac au Fez Jeanne DUPUY épouse d’André ROUSSEL. Ce couple a eu une fille Marie née en 1684 (pas d’autre enfant ensuite sur Sanilhac du moins et je n’ai pas saisi le registre antérieur à 1684 !).
Marie ROUSSEL est mère d’une fille naturelle (le prénom n’est pas donné dans l’acte) née le 3.03.1708 et dont le père serait Louis CHAZALON de ST ETIENNE DE LUGDARES. D’après les patronymes de la marraine, je pense qu’il s’agit bien de la même Marie ROUSSEL (fille de Jeanne) qui aurait également recueilli Marguerite fin août 1708.
2ème acte - p274 le 29 septembre 1709 jay enterré une fille naturelle agee d’environ deux ans appellée Marguerite de qui on ne sait le père ny la mère qui aurait esté baillée a nourrir a Anne ROUDIER épouse de Guilhaume GUISCHET du Fez [#] et ont este présens audit enterrement Balthasard ROUDIER de la Brugiere sous. et Louis ROUSSEL du Fez ill. [#] par des gens de Valon (VALLON PONT d’ARC ?) MOTTE curé
Commentaire de Fabienne : Anne ROUDIER se marie avec GUISCHET Guillaume le 26.04.1701 On lui connaît 3 enfants nés au Fez : Françoise le 11.03.1702, Marianne le 30.10.1704 et Claude le 11.08.1706 Peut-être Marguerite lui a-t-elle été confiée à sa naissance autour de septembre 1707 ? Et l’a-t-elle nourrie en même temps que son dernier enfant ? Les femmes allaitaient longtemps à l’époque ! Pour des raisons économiques et pratiques bien sûr, mais aussi pensaient-elles ainsi être protégées d’une grossesse rapprochée ?
Source : AD07 - Commune de Sanilhac, registre 1684-1722 page 264
De BEAUMONT ce 12 Xbre 1687 Vous ne serez pas faschés Monsieur qu'aujourd'hui une vre (votre) paroissienne Gabrielle AUDIGIERE aist faict son abjuration d'hérésie par debvant moy, laqtte (laquelle) soub vre (votre) tacite consantemant ay absout en vertu du pouvoire que Mre Deripé grand vicaire m'avoi donné. Vous me permettrez de vous dire que ces nouveaux convertis [plutôt par des considérations que par grâce momentanée? du St Esprit] qu'ils ont besoing d'une grande instruction et estre souvent visités par leur pasteur, il seroit à souhaiter que vous eussiez quelques religieux pour leur venir faire un peu de missions [et nottamment que on y a aussi encore des opiniatres auqun madrés] le temps est bien pourtant commode pour y rendre(?) d'eux (ou y tenir peu = en tenir un peu?) compte, vous avez des bons appuis pour donner ordre d'extirper ceste hérésie [que si par bonheur quelq autre me vient voir pour sa conversion, je crois que vous serez ayse que je le recoipve pour cela et en tout ce que me jugerez capable pour vous randre mes petits services. Vous n'aurez qu'à commander absolument.
Mr MARTIN prêtre, curé de SANILHAC
Source : AD07 - Commune de Sanilhac - Registre 1684-1722 page 3
Relevé par Fabienne, transcrit avec l'aide de Claude, Sandrine et Jacques BALANDREAU
Jean Ferreire dit Tracol l'aveugle agé d'environ cinquante ans est décédé à la Grange paroisse de Rochepaule le dix neuf et a été enterré le vingtième septembre 1733 dans l'église tout au près du bénitier du coté de la fenetre ont été temoins Jean Vaux Baryhelemy Fleury et Jean pierre Faure illetres Aulanne curé
Source : AD 07 - Commune de Rochepaule - Registre 1726-1750 page 94 et 95/333
L'an 1702 et le 12 février, j'ay anteré Janne niepce de Jaques GOURDAUX âgée denviron 14 ans et comme elle estoit faible d'esprit elle sa la noyer. La justice estant advertie et informée de la chose Mr le Juge me pria de l'anterer... Curé BOUCHON
Source : AD de Privas, commune de Guilherand-Granges, registre 1702 page 34
L'an mil sept cent quatre vingt quatre et le vingt quatre mars j'ay enteré dans le cimetière de GUILHERAND le corps de Jean DUCROS agé d'environ cinquante six ans, concierge des prisonniers du château de Beauregard de ST PERAY, décédé le vingt deux du présent mois dans la maison de Forés (ou Deforés) rentier de BOBICHON, où il fut transporté du grand chemin, où il prit mal en courrant après un prisonnier et y mourut sur le champ en présence d'Antoine LADRET et de Jacque LORIER habitant dudit GUILHERAND et de Joseph DUCROS frère du défunt habitant à ST PERAY. Lesdits témoins toussignés avec moy BONNET curé
Source : AD de Privas, commune GUILHERAND-GRANGES, registre 1764-1792 page 169.
L'an Mil sept cent soixante quatorze et le troisième novembre a été ondoyée a sa maison une fille naturelle et légitime de Louis Lacourt et de Jeanne Perel du lieu de Prat paroisse dest Andéol de Fourchade, après avoir été tirée du sein de sa mère par Jean Pierre Ville qui a fait l'opération césariaine après la mort de la dite Jeanne Perel mère et a été ondoyée par Jean Pierre Durand en présence de Louis Marion tous du meme lieu lesquels dits Ville Durand et Marion ont attesté que l'ayant mise dans l'eau dans un bassin ils l'ont vue remuer et donner des signes de vie meme apres avoir été ondoyé en foy de quoy ay signé avec ledit Durand les autres illéterés de ce interpellés Durand
Ginel curé
Source : AD 07 - Commune de St Andéol de Fourchades - Registre 1774 p. 112/124
Messieurs les officiers ordinaires de St Martin [??] humblement Marianne GUIGON veuve de Jean Pierre RANC disant que des exces et mauvais traitements commis sur la personne de son mari, le 19e du courant dans la maison de Claude MOURIER il vient den mourir et les causes il vous plaira veu la presente requette et le raport de Me CHAMBON chirurgien qui la traité lequel constate effectivement que ce sont les blessures quy luy ont causé la mort permettre linnumation du cadavre dudit feu Ranc et faire justice signature : LAFAYE note en dessous : permis l'inhumation requise le 22 9bre 1782
La sépulture de Jean Pierre RANC s'est déroulée le 22/11/1782 Registre de St Martin de Valamas - 1781-1782 - page 34 dans laquelle est précisée que :
- Claude MOURIER est aubergiste à St Martin de Valamas - Jean Pierre RANC est décédé a la suite des brulures quil avait reçues dans maison de Claude MOURIER
"L'an 1782 et le 21e jour du mois de novembre Jean Pierre RANC habitant du lieu de crezenoux âgé d'environ 38 ans et décédé dans la maison de Claude MOURIER aubergiste du bourg de St Martin de Valamas à la suite des brulures quil avait recues dans ladite maison et a été enterré le lendemain dans le cimetière de l'église paroissiale du susdit bourg investi de l'ordonnance de cejourd'hui 22 dudit rendue par l'officier dudit St Martin en présence de Sr Ignace VIALLATE LACHAUT et Jean Louis BERNARD du susdit lieu de crezenoux signés avec nous. Signatures : LACHAU, BERNARD, AGREIL vic[aire]
Source : AD 07 Commune St Martin de Valamas - Registre 1781-1792 - page 35 Relevé par Sandrine Penjon